l'histoire

L'histoire commence en 1994 et elle implique trois personnes que rien ne prédisposait à participer à une découverte aussi révolutionnaire.
Cependant, sur base de quel type de qualification, et dans une époque où la connaissance devient si spécialisée, une équipe de recherche, aussi avancée ou pointue soit-elle, se serait-elle trouvée en situation de concevoir un contexte antérieur au Big Bang aussi éloigné du paradigme actuel tout en apportant un éclairage aussi universel sur ce que l'on pense connaître de l'univers ?
Aucune volonté individuelle ni même aucun groupe, de quelque nature qu'il soit, ne peuvent revendiquer une telle chose. On ne peut voir ici qu'un enchainement de faits plutôt inattendus que seule la perspective d'un renouvellement aussi radical et aussi pertinent de la pensée empêche d'attribuer au hasard ou à un quelconque opportunisme.

Jugez-en plutôt, et décidez en toute impartialité si cette histoire peut être considérée comme une simple affabulation, ou si elle ne témoigne pas plutôt d'une intervention de la vie elle-même, quel que soit le nom qu'on lui prête, et quelles que soient les voies empruntées.
On peut en ce sens considérer cette découverte comme ayant été "révélée", sauf que, loin d'être juste tombée du ciel, elle a demandé 30 ans de travail pour parvenir à la circonscrire et l'exprimer dans un langage et selon des références lui donnant la possibilité d'être reçue.

une géométrie comme fondement objectif de la théorie

Tout commence avec Solange Glat, une personne toute simple responsable de garderie en milieu scolaire, fort appréciée des enfants, mais surtout en aucune façon sensible à un quelconque questionnement d'ordre scientifique ou même mystique. Disons, les pieds sur terre.
C'est à l'âge de 47 ans que, ses enfants ayant quitté le giron familial, elle se retrouve souvent seule à la maison et se découvre une passion pour le traçage du type de graphismes qui constituent aujourd'hui la Géométrie GlaTiale, appellation donnée à titre posthume en son honneur.
Cette appellation est d'autant plus judicieuse que, selon ses propres intuitions, cette géométrie va au-delà d'une symbolique : elle est la représentation effective d'un réseau d'énergie surgi spontanément du vide "glacial" des origines.

Ont ainsi vu le jour quelques centaines de graphismes sans titres, qu'elle ne signait pas et ne pensait pas exposer. L'important pour elle était d'abord de "tracer", telle une marathonienne, des lignes par milliers, mais aussi de communiquer ses commentaires à qui voulait l'entendre, ou les jeter à la volée au fil de ses inspirations sur un certain nombre de carnets, feuilles volantes, voire toute forme de papier se trouvant sous sa main au moment opportun.
C'est un de ses amis peintres qui, découvrant ce qu'elle faisait, la poussa à exposer certains graphismes. Et c'est parce qu'elle rencontra un franc succès dans la région liégeoise, d'où elle était originaire, qu'elle décida de transposer certains d'entre eux sous forme de tableaux de plus grand format.
Fin 2000, elle fut invitée à Paris pour une exposition, et c'est là qu'elle rencontra Bruno Vidal, celui qui allait travailler avec elle sur la transmission de l'information que porte "entre les lignes" la Géométrie GlaTiale, information bien plus importante selon elle que le simple esthétisme des graphismes.

un défi : faire le pont entre deux paradigmes difficiles à cerner

La carrière de Bruno Vidal comme gestionnaire de production est ici secondaire. Ce qui compte pour lui est sa foi, non pas une foi en Dieu dans le sens religieux du terme, mais une foi dans le fait que, selon ses expériences et les ressentis qui les ont accompagnées, existe incontestablement et de façon parfaitement objective une dimension supérieure échappant encore à la raison classique.
Ce qu'il pressent comme une présence effective relève pour lui forcément d'une dimension strictement physique, et sa rencontre avec la Géométrie GlaTiale et son auteur, lors de cette exposition à Paris, fut vécue par lui comme la levée d'un voile sur une évidence.
S'ensuivirent 14 ans de vie et de travail en commun - jusqu'au décès de Solange en 2015 ‑, entièrement engagés dans la formulation de la théorie dont cette géométrie n'est pas que l'illustration, mais d'abord le fondement.

Le travail fut considérable, et cela à plusieurs titres.
- D'abord du fait du vocabulaire utilisé par Solange et du registre au sein duquel intervenait son expression. Sans aucune référence scientifique, et voyant dans sa géométrie une grille de décodage des phénomènes totalement universelle, les termes employés étaient souvent impropres, voire inventés, mais aussi relevant d'une vision des choses certes profonde - un vide fondamental comme seule origine ‑, mais extrêmement simplifiée.
- Ensuite parce que, face à une telle situation, la seule solution fut pour Bruno de plonger aussi profondément qu'il en était capable dans une multiplicité de domaines de connaissances de lui totalement étrangers, non pas bien sûr pour acquérir un savoir précis en ces différents domaines, mais pour arriver à cerner la teneur centrale de leurs propos, ce que sont leurs connaissances réelles, leurs limites, leurs interrogations résiduelles.
- Enfin parce que les connaissances elles-mêmes sont souvent disparates, parfois même éclatées, émaillées de questions pas réellement tranchées - certains auteurs évoluant d'ailleurs dans leurs points de vue au cours des ans ‑, que ce soit au sein même de chaque domaine de connaissance et évidemment encore plus entre eux, abordant souvent des sujets très voisins selon des approches et un champ lexical différents.
Bref, un gigantesque puzzle à reconstituer, sans image de référence, et sans que les pièces du puzzle elles-mêmes soient formellement circonscrites…

Un tel défi n'aurait jamais pu être relevé si son paradigme fondateur - la "Vision intégrale" - s'était révélé faux, ce qui aurait nécessairement conduit à des impasses logiques, d'autant que l'abondance des découvertes publiées dans la presse au long de toutes ces années a pu parfois mener à penser qu'il allait y avoir là des particularités mettant à mal les fondements même de la théorie. Mais cela n'a finalement jamais été le cas et n'a fait au contraire que l'enrichir, permettant d'avancer dans la prise de conscience de l'information qu'elle véhicule et la rendant toujours plus incontournable.
Comprenons-nous bien. Ce n'est pas juste que la démarche de Bruno, confronté à une nouvelle découverte dans un domaine quelconque, soit de chercher à quoi elle pourrait correspondre dans le cadre de la Vision intégrale qu'offre la théorie. Bien sûr cela est arrivé, mais c'est le plus souvent a contrario qu'en avançant toujours plus profondément dans la logique de ce paradigme et ses conséquences, lui apparaît la nécessaire existence de certains phénomènes dont il peut décrire les grandes lignes, et qui se révèlent après coup correspondre à certains acquis antérieurs dont il n'avait pas connaissance, ou à certaines de ces nouvelles découvertes.

une ouverture inattendue vers la pratique

Solange se savait malade. À cette époque - dans les années 2010 ‑, strictement personne, hors quelques familiers, ne se montrait sensible à cette approche exceptionnelle, malgré un certain nombre de tentatives pour la faire connaître.
Les années passaient, et ce ne fut pas sans surprise - et son lot d'émotions attenant - que Bruno entendit un jour Solange lui dire, alors qu'elle voyait son état fortement se dégrader, que, le travail étant loin d'être terminé, il allait avoir besoin d'un sérieux soutien et que, "de là-haut", elle saurait trouver et lui envoyer la personne qu'il fallait pour poursuivre…
Son décès intervint et dans un premier temps, et bien qu'il fût bien décidé à ne rien lâcher, il y eut une période sombre où le futur sembla comme se refermer. Et puis un beau jour la promesse s'accomplit et, dans un premier temps, Bruno ne réalisa pas à quel point la personne en question était effectivement celle qu'il fallait.
La rencontre avec Anne Marie Vin eut lieu de façon assez particulière. Sur un site évoquant le travail de Jean Charon, un des premiers physiciens à avoir travaillé sur un rapprochement entre science et spiritualité, Bruno répondit au commentaire d'une personne ayant laissé son mail de contact en vue de discuter sur le sujet. Or ce premier contact intervint 10 ans jour pour jour après qu'Anne Marie ait posté son message… et une bonne année après le décès de Solange.

Anne Marie est artiste plasticienne, et là encore on peut se dire que cela n'a pas grand rapport avec le présent propos. Cependant il faut ajouter qu'elle fonctionne volontiers en mode "méta", et que l'examen attentif de son processus artistique l'a conduite à élaborer une pratique favorisant l'émergence de la créativité que chacun porte en lui.
Aussi quelle ne fut pas la surprise de Bruno en réalisant que cette pratique repose très exactement sur les ressorts évolutifs mis en évidence par la Vision intégrale ! Ce fut le point de départ, parallèlement aux travaux de recherche - jamais interrompus ‑, d'une réflexion conjointe sur cette pratique ainsi que d'une implication de Bruno comme scénographe des expositions d'Anne Marie. 
En 2020, du fait des événements Covid, ils durent stopper leur activité professionnelle, ce qui eut le mérite de leur permettre de s'engager ensemble à 100% dans le travail sur la théorie du Vide vivant.

Anne Marie se distingue notamment par un esprit critique et d'analyse particulièrement aiguisé ; par nature, mais aussi du fait de ses nombreuses lectures en tous domaines - philosophique, scientifique, littéraire… ‑ et de ses discussions, cela depuis ses plus jeunes années, au sein d'une famille à tendance intellectuelle.
Le travail spécifique entrepris avec Bruno fut celui d'une relecture complète des écrits déjà réalisés, d'une sérieuse mise en question des concepts avancés, de la logique qui les sous-tend et de leur cohérence d'ensemble.
En découlèrent de nombreux ajustements, l'ouverture vers de nouveaux développements et la mise au point d'une terminologie circonstanciée étayée par des planches lexicales.

au total...

Si Bruno est bien l'auteur des publications éditées par la Fondation, leur contenu est le fruit des convergences inattendues ayant amené ces 3 personnes à constituer une cellule de recherche motivée par un désir authentique de rendre compte avec justesse de cette nouvelle appréhension du réel.
"Par bonheur" - mais sans doute cela ne pouvait-il pas en être autrement -, cette compréhension est susceptible de fédérer la plus large diversité de points de vue :

"La réalité est une et indivisible, faite d'une essence naturelle à la fois spirituelle et matérielle."